Hackathon Citizens of Wallonia 2018: certaines idées prendront-elles?

Hackathon Citizens of Wallonia 2018: certaines idées prendront-elles?

Publié par Régional-IT – © – 15/03/2018 Auteur: Brigitte Doucet

La troisième édition du hackathon Citizens of Wallonia, qui s’est déroulée le week-end du 10 mars à Mons à l’initiative de FuturoCité, avait choisi un thème plutôt générique: “l’amélioration de la vie du citoyen grâce aux nouvelles technologies numériques”. De quoi laisser libre cours à l’imagination des participants dans tout le spectre du concept de ville/territoire intelligent(e).

Seule contrainte: fonder les scénarios et les projets sur au moins une des technologies-clé suivantes – intelligence artificielle, Internet des Objets, open data.

17 projets, 9 élus

Au total, 17 équipes se sont constituées. 10 récompenses ont été attribuées… à 9 projets, l’un d’eux décrochant deux prix. Les prix étaient définis à la fois par thème et par technologie utilisée dans le cadre des projets: Prix Ville intelligente et connectée, Prix IoT, Intelligence artificielle, Data, Prix “meilleur apport au quotidien du citoyen”, meilleure idée, meilleur pitch…

Parmi les projets qui ont le plus retenu l’attention de Nicolas Installé, directeur de FuturoCité, figure celui qui a décroché le Grand Prix Smart Region (Prix Ville intelligente et connectée). En l’occurrence, un projet de “parking intelligent” – ce qui, en soi, n’a rien d’original en termes d’idée mais qui innove par contre aux yeux de Nicolas Installé par la manière dont les disponibilités de parking sont collectées et communiquées.

“Les membres de l’équipe se sont appuyés sur les possibilités qu’offrent l’Internet des Objets et l’intelligence artificielle pour imaginer une solution qui fonctionne un peu comme l’appli Waze. Au lieu de s’appuyer sur le déploiement de capteurs, insérés dans le revêtement des rues ou des emplacements de parking, ou encore sur le recours à des caméras, le projet veut tirer parti des potentiels des capteurs embarqués dans les voitures [Ndlr: en tout cas sur les modèles les plus en pointe actuellement].”

L’un des modes de collecte d’informations sur les emplacements libres est en effet l’analyse temps réel des images captées par la dashcam ou toute autre caméra embarquée (voire mobile) du véhicule.

La technologie existe déjà par exemple sur certains modèles Mercédès. Un logiciel mesure l’espace libre entre deux voitures garées et s’il est suffisant, l’identifie comme une place libre. Le projet consiste dès lors à centraliser ces données et à les communiquer à la communauté des utilisateurs. En mode Waze. Seule contrainte (dépendant encore de la puissance d’analyse d’image): la vitesse du véhicule qui “filme” ne doit pas être trop importante…

Main verte par procuration

Autre projet que Nicolas Installé trouve potentiellement intéressant pour la gouvernance Smart city par les villes et communes: un outil d’évaluation des projets, s’appuyant sur une série d’indicateurs de performances (pour les diverses thématiques classiques que sont la mobilité, l’environnement, l’interaction citoyen, etc. etc.). “Le but est de permettre aux décideurs municipaux d’évaluer l’impact de leurs actions de manière concrète et pertinente, leur progression sur une courbe de qualité et d’efficacité, de profiter et de dégager des bonnes pratiques, de se comparer à d’autres…

C’est un projet intéressant que nous allons tenter de suivre et de supporter dans le cadre du programme Smart Region.” Condition sine qua non: faire en sorte que les premières intéressées (villes et communes) adhèrent et adoptent le concept.

Nettement moins stratégique, un projet a séduit les membres du jury, dans un contexte d’actualités où le souci de consommer local, bio et sain est fort présent. Il s’agit d’un projet de… potager communautaire connecté. Le principe? Un terrain est dédié à la culture de fruits et légumes, pour les besoins d’une communauté locale. Divisés en petites parcelles, il permet à chacun de louer un espace plus ou moins grand et de choisir le type de culture qui y sera faite (par un gestionnaire ou des équipes Mains vertes auxquels le citoyen-locataire délègue le soin de lui faire pousser sa petite verdure perso). Des caméras fixes ou embarquées sur des drones (et potentiellement divers types de capteurs) “surveillent” l’évolution de la pousse, informent chaque locataire…

Des lauréats qui seront suivis

Pour son édition 2018, le hackathon Citizens of Wallonia avait introduit quelques nouveautés dans son déroulement et processus d’évaluation.

Première nouveauté: une évaluation à mi-parcours, le samedi soir, pour permettre aux membres du jury de jauger de la pertinence ou de l’intérêt du modèle économique esquissé par les équipes. “Cela a permis à certains de réorienter la teneur de leur projet et, au final, la qualité s’en est trouvée améliorée. C’est à coup sûr une idée que nous retenons pour la prochaine édition”, déclare Nicolas Installé.

Une autre nouveauté concerne plutôt la suite qui sera donnée aux projets. Un comité de suivi réunissant des représentants des organisateurs, de la Région et des partenaires-sponsors de l’événement sera constitué. Il pourrait se réunir tous les mois ou tous les deux mois pour juger de l’évolution des projets, “évaluer leurs progrès, les aider à résoudre un problème bloquant, les aiguiller vers un interlocuteur pouvant les aider”, explique Nicolas Installé.

“Suite à l’édition 2017, nous n’avions “suivi” que le grand vainqueur. Cette fois, la décision a été prise de suivre l’évolution des neuf projets lauréats. Personnellement, j’estime que si ne fut-ce que trois projets sur neuf ont survécu et progressé d’ici an, nous pourrons estimer que l’expérience est une réussite. Et qui sait?, peut-être y aura-t-il même une start-up au bout du processus…”

Julie

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